Des établissements engagés pour le bien-être des personnes âgées

Avec 64 établissements dédiés aux personnes âgées ou en situation de handicap (maisons de retraite, résidences autonomie, cliniques...), l’Agirc-Arrco fait partie des cinq premiers acteurs français du secteur médico-social et sanitaire à but non lucratif. Il conduit en la matière une politique ambitieuse et innovante, focalisée sur la bientraitance, l’accompagnement individualisé des personnes accueillies et le développement durable. Il renforce ainsi, sur un axe majeur de son action sociale, sa capacité à répondre aux besoins des plus fragiles, en particulier les personnes âgées en perte d’autonomie.

Le contexte

Les plus de 75 ans représentent aujourd’hui 9 % de la population française, contre 4 % en 1960. Cette part devrait atteindre 16 % en 2050(1). L’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie constitue une orientation prioritaire de l’action sociale pilotée par l’Agirc-Arrco. Cette action mobilise chaque année près de 120 millions d’euros en faveur des plus fragiles. L’Agirc-Arrco agit également comme acteur du secteur de gestion des établissements médico-sociaux et sanitaires. Deux plans d’envergure y ont été consacrés : ils visent la qualité de vie des personnes âgées, dans une dynamique d’amélioration continue, en instaurant une responsabilité sociétale des établissements.

Source : Insee.

1 / La qualité des prestations : axe d’innovation et de différenciation

Dans les années 1960, les institutions de retraite complémentaire (IRC) de l’ensemble Agirc-Arrco ont créé leurs premiers établissements pour personnes âgées. « Ce format est très vite apparu comme une réponse pertinente et cohérente aux besoins d’une population vieillissante », explique Anne Saint-Laurent, directrice de l’action sociale Agirc-Arrco. La multiplication des unités requiert progressivement une coordination globale. « En 2003, un accord national interprofessionnel décide d’une stratégie commune pour les réalisations sociales des institutions », précise
Anne Saint-Laurent. En 2007, l’Agirc-Arrco définit son premier plan médico-social et sanitaire.

Créer un environnement « bien traitant »

Les partenaires sociaux gestionnaires de la retraite complémentaire cèdent toutes les résidences vacances, afin de consacrer ces nouvelles ressources au plan médico-social et sanitaire. La majeure partie des plus-values de la vente (plus de 320 millions d’euros) est réinvestie dans la modernisation des établissements médico-sociaux et sanitaires, suivant un plan ambitieux déployé entre 2008 et 2013. « Ce plan stratégique a mobilisé toutes les équipes, tant dans les établissements que dans l’ensemble Agirc-Arrco, autour d’objectifs très clairs et d’un double enjeu : se différencier par la qualité de l’accompagnement, au travers d’approches novatrices, créant autour des résidents un environnement « bien traitant » ; structurer, homogénéiser, harmoniser le réseau d’établissements et son dispositif de pilotage », résume Anne Saint-Laurent. Soucieux d’amplifier la dynamique enclenchée par ce premier plan, les partenaires sociaux en ont lancé un second, pour la période 2015-2018. « Il s’agit d’approfondir toutes les actions engagées en poussant plus loin encore notre expérience qualitative, grâce à un accompagnement individualisé des personnes accueillies et un engagement dans la démarche de responsabilité sociétale des établissements. Avec en parallèle un investissement soutenu pour accroître la cohérence, la visibilité et l’ancrage territorial de notre réseau d’établissements », souligne Anne Saint-Laurent.

L’innovation au service des plus fragiles

Dans le même temps, l’Agirc-Arrco poursuit le déploiement de ses dispositifs d’aide à domicile et contribue à la création ou la réhabilitation de logements individuels adaptés à l’avancée en âge, en partenariat avec les bailleurs sociaux. Le tout s’inscrit dans une orientation prioritaire de son action sociale pour la période 2014-2018 : soutenir les personnes âgées en perte d’autonomie. « En établissement ou à domicile, nous développons des solutions centrées sur les besoins de chacun. Et intégrant un soutien aux aidants, dont le rôle est souvent crucial, difficile et sous-estimé », remarque Anne Saint-Laurent. Une approche globale pour mieux accompagner les personnes fragilisées : c’est tout le sens et la démarche de l’action sociale de l’Agirc-Arrco mise en œuvre depuis son origine.

« En établissement ou à domicile, nous développons des solutions centrées sur les besoins de chacun. »

ANNE SAINT-LAURENT, directrice de l’action sociale Agirc-Arrco