Personnes âgées stylisées, sous un toit formé par deux mains

Etat des lieux de l'habitat « alternatif » pour personnes âgées, personnes handicapées...

Résultats d'une enquête nationale menée en 2016 par la direction générale de la cohésion sociale (ministère des Affaires sociales et de la Santé), sur l'habitat alternatif/inclusif pour personnes handicapées, personnes âgées, personnes atteintes d’une maladie neurodégénérative ou leurs aidants.

Historiquement, le dispositif d’accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap s’est structuré autour de deux pôles : le maintien à domicile et l’institution.

Un nombre croissant de personnes âgées et de personnes en situation de handicap, y compris celles atteintes d’une maladie neurodégénérative, souhaite choisir son habitat et les personnes avec qui le partager, le cas échéant. Elles expriment une forte demande de projet social et de services associés au logement dans un environnement adapté et sécurisé qui garantisse conjointement inclusion sociale et vie autonome en milieu « ordinaire ». Ces formes d’habitat, plus souples, et aussi parfois plus économiques pour des personnes aux revenus modestes, apportent une réponse complémentaire au logement ordinaire et à l’hébergement en institution.

Pour satisfaire cette demande, une diversité de formes de logement, souvent avec services associés, se développe, majoritairement dans le cadre d’initiatives portées par des acteurs associatifs, des collectivités locales et leurs centres communaux d’action sociale (CCAS), des mutuelles et des bailleurs sociaux. Ces initiatives viennent en complément de l’offre sociale et médico-sociale, elles sont d’ailleurs quelquefois portées par des gestionnaires d’établissements et services sociaux et médico-sociaux, qui trouvent par ce biais une façon plus souple d’accompagner ces types de public.

La connaissance de cette nouvelle offre en émergence reste cependant encore très parcellaire. Pour cette raison, la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) a lancé une enquête nationale sur cette offre du 1er septembre 2016 à début novembre 2016 auprès des principaux acteurs concernés. Ont été principalement ciblés les Conseils départementaux, les Carsat, les fédérations nationales, associations et porteurs de projets (essentiellement du secteur du handicap) et les CCAS.

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