L’Agirc-Arrco engage un vaste plan de transformation

Dans un contexte riche en réformes et en défis, l’Agirc-Arrco se mobilise autour de 13 grands chantiers pour affiner sa vision stratégique, renforcer sa cohésion, son efficience et son agilité et, ainsi, s’affirmer en acteur de référence du monde des retraites. Déployé sur deux ans, entre la fin 2017 et la fin 2019, ce programme structurant doit déboucher sur la construction d’un nouveau modèle communautaire de services. Il implique l’ensemble de la communauté Agirc-Arrco (groupes de protection sociale, fédérations, partenaires sociaux) au sein d’une démarche et d’une gouvernance collaboratives. Une co-construction garante de la cohérence globale des chantiers.

2/ Co-construire la retraite de demain

C’est une organisation ambitieuse, une mobilisation générale, à la hauteur des enjeux du programme « nouveau modèle communautaire de services ». Au cœur opérationnel du dispositif, un ensemble de 13 chantiers, répartis comme suit : le 1er fixe la vision stratégique à cinq ans – Ambition Retraite 2022 –, 6 chantiers portent sur une approche métier (attentes individus, attentes entreprises, recouvrement, etc.) et les 6 derniers sur des facteurs clés de succès (économie et finance, RH-GPEC, etc.). « Ambition Retraite 2022 se situe donc en amont de 12 autres chantiers. Il réunit les partenaires sociaux dans une réflexion sur notre modèle, notre positionnement et notre stratégie, à l’heure où les retraites évoluent vers la simplification et l’unification : aujourd’hui, l’inter-régime et, demain, le système universel à points », précise Pierre Chaperon, directeur du cabinet Agirc-Arrco.

Des chantiers orientés clients

Chacun des 12 chantiers « métiers » et « facteurs clés » est piloté par un binôme associant un représentant du GIE et un membre des groupes de protection sociale (GPS). « Groupes et fédérations sont habitués à travailler ensemble sur de grands projets. Mais c’est sans doute la première fois que nous engageons des coopérations croisées à une échelle si vaste. L’idée, c’est d’ouvrir au maximum les portes et les fenêtres, d’élargir la vision de chacun par celle des autres, afin d’appréhender les problématiques dans leur globalité et d’élaborer des solutions d’autant plus efficaces. C’est aussi la garantie d’éviter les redondances, de nous inscrire en cohérence avec les projets de transformation en cours dans les différentes entités et avec les travaux de l’inter-régime », souligne Yann Charron, le directeur du programme NMCS.

Un pilotage réactif

Les 13 chantiers sont coordonnés par une direction de programme qui rencontre chaque mois un comité de pilotage opérationnel – composé de directeurs généraux des GPS et des fédérations – pour un point complet sur l’avancement des différents projets. Tous les trimestres, les sujets parvenus à maturité remontent devant un comité de pilotage Agirc-Arrco, de 20 administrateurs qui finalise leur préparation, avant le passage en conseil d’administration. « Le programme embarque toute la communauté Agirc-Arrco dans un rythme soutenu d’ateliers, de plénières et de comités, avec des livrables attendus à échéances régulières. Chaque chantier est conçu comme une série de sprints, en mode agile, propre à entretenir une dynamique collective jusqu’à la ligne d’arrivée », explique Yann Charron.

Synchroniser, harmoniser

Au sein d’un programme déployé sur deux ans, de fin 2017 à fin 2019, le degré d’avancement des chantiers diffère en fonction des problématiques abordées. Certains sont aujourd’hui achevés ou proches de délivrer leurs conclusions, comme le recouvrement des cotisations, qui s’appuie sur les travaux d’un programme d’efficience initié début 2017. D’autres se trouvent en phase de décollage, comme le Répertoire de gestion des carrières uniques (RGCU), indissociable des actions mises en œuvre dans le cadre de l’inter-régime. « Le développement du RGCU forme un préalable indispensable au déploiement des nouveaux services dans le domaine individus, qui seront bien sûr tous “pluggés” sur ce répertoire unique », précise Yann Charron. C’est donc un ensemble vaste et inter-connecté de projets que l’Agirc-Arrco est en train d’orchestrer, afin de jouer pleinement sa partition dans un monde des retraites en voie de recomposition.

« Groupes et fédérations sont habitués à travailler ensemble sur de grands projets. Mais c’est sans doute la première fois que nous engageons des coopérations croisées à une échelle si vaste. »

Yann Charron, directeur du programme NMCS